samedi 10 avril 2010

besoin de renouveau

Ça fait au moins vingt fois que je change l'allure de mon blogue, parce que chaque fois que j'y vais faire un tour, je le trouve laitte, il m'énarve pis j'ai pas le goût d'écrire.

Est-ce que ça veut dire que je serais mieux de le supprimer?

mardi 23 février 2010

Exotique

Ce midi, je mangeais ma soupe avant que la réunion du comité interculturelle commence, quand François a éternué, pis ça a ressemblé à un éléphant qui barrit, fait que ça ma soudainement rappelé mon rêve de l'autre nuit où des girafes trashaient dans ma fenêtre de chambre. Fait que, inspirée, j'ai demandé à Zahra, l'étudiante algérienne qui était assise à côté de moi, quels animaux exotiques elle avait dans son pays. Après son énumération de chien de garde, dromadaires et singes hauts comme moi (au début, elle affirmait qu'ils étaient plus petits que moi, mais quand je lui ai fait l'imitation elle a conclu qu'ils étaient de ma grandeur, finalement), je lui ai demandé quels animaux elle avait trouvé exotiques quand elle est arrivée ici.

Elle a eu l'air de pas trop être préparée à répondre à ça.

Après quelques secondes de réflexion, elle m'a dit: «Ben... Les caniches.»

lundi 18 janvier 2010

Charité ordonnée

L'autre jour, après avoir reçu un courriel du chef de mon syndicat qui avait trouvé le tour de me faire débourser, j'ai donné 100 $ à Haïti, sans compter, parce que je suis smath pis que je suis une professionnelle sans enfant avec un appart pas cher pas cher dans une partie du globe ben placée, pis que c'est vraiment terrible toute cette histoire.

Quelques minutes après, je me suis dit, «Wow, 100 $, c'est pas mal pour mon budget pareil». Mais bon, je l'ai donné pis ça me fait plaisir.

C'est pour ça que là, en lisant le courriel de l'organisme à qui j'ai fait mon don qui m'écrit un «Important update: merci beaucoup d'avoir donné, mais il faudrait que vous donniez encore plus, au moins 75 $ ou 100 $, ou même 150 $, comprenez-vous on a des enfants pis des grands-parents pis du monde qui font ben, ben pitié par icitte», ben on dirait que j'ai l'impression qu'on tente un peu de jouer avec mes sentiments pour m'extorquer ma paie. Pis ça, j'aime pas ça, ah non. Vraiment pas.

On peut tu retirer ça, un don?

mercredi 6 janvier 2010

Par erreur

Je voulais comme changer le maudit fond bleu marin qui fitte pas avec le reste, pis par erreur j'ai cliqué sur «nouveau message». Fait que je me suis dit «C'est un signe: je vais écrire un nouveau message».

[tousse, tousse]

L'album de l'année 2009 dans mon palmarès a été consacré aujourd'hui: c'est Oricular Spectacular de MGMT.

dimanche 6 décembre 2009

Comme dirait Joe Dassin...

Me battre toute ma vie pour faire de ma communauté quelque chose qui me plaise un minimum, et perdre anyway.

Viarge que j'ai le goût de rester.

jeudi 19 novembre 2009

Parenthèse

L'autre jour, j'ai découvert quelque chose.

Tsé, quand j'écris, je fais souvent des parenthèses. C'est parce que, quand j'écris sur quelque chose, je ressens souvent le besoin d'expliquer certains détails qui font partie de mon histoire, pour que mon lecteur ait bien en tête tout le contexte nécessaire. Fait que, ça sert à ça: j'utilise les parenthèses. Mais là, quand je parle, mes idées sont organisées de la même façon, avec des sous-histoires qui agrémentent le flot de mes idées. Fait que, quand je parle, je fais aussi des parenthèses.

Ben l'autre jour, j'étais au bureau, encore en train de commencer quelque chose au beau milieu de quelque chose d'autre que j'étais déjà en train de faire. Ça, je fais ça souvent, pis d'habitude ça me décourage ben gros, parce que j'ai l'impression de toujours faire mille choses en même temps pis de pas être efficace parce que je finis pas les affaires avant d'en commencer d'autres. Pis là, je me suis questionnée: «Coudon! Comment ça se fait que je finis pas de faire les affaires que je suis en train de faire avant de commencer à faire d'autres affaires?!?», pis là j'ai regardé l'affaire que j'allais commencer pis je me suis rendu compte que j'avais pas le choix de faire cette affaire-là, parce qu'elle était nécessaire pour terminer ce que je faisais avant. À ce moment là, je me suis imaginée en train de faire du ménage, pis c'est exactement la même chose: je vois les feuilles mortes de mes plantes à terre, je m'en vais vers l'armoire de l'aspirateur, sur mon chemin je rencontre un bas sale qui traîne par terre, donc je dois ramasser le bas sale avant de passer l'aspirateur sinon il va me nuire pour passer l'aspirateur, donc je ramasse le bas sale pour aller le porter dans le panier de lavage, pis en voyant mon panier de lavage plein de linge propre je me rappelle que je dois plier mon linge, mais que j'ai besoin d'une surface plane pis que mon lit serait parfait mais qu'il faudrait que je le fasse, ça irait mieux, pis avant de le faire faut que j'enlève tout ce qu'il y a de linge pis de séchoir à cheveux pis de livres, etc.

Et c'est là, assise devant mon ordi dans mon bureau en désordre, que je me suis rappelée une conversation que j'avais tenue quelques jours auparavant, où j'expliquais que je fais souvent des parenthèses quand je parle (genre dans mes ateliers sur les programmes du cégep où je travaille), mais que je les fermais toujours pis que mon public me suivait quand même. Et là, j'ai eu une illumination: JE FAIS DES PARENTHÈSES!!! Je suis vouée à faire plein d'affaires en même temps: mon cerveau marche de même! Mes idées sont organisées comme ça, avec plein de parenthèses pis de flèches!!!

J'ai couru en dehors de mon bureau pour crier la bonne nouvelle à mes collègues, mais tout le monde était au téléphone, fait que je suis retournée dans mon bureau faire du ménage: ça m'aide à organiser mes idées.

dimanche 15 novembre 2009

spleen

C'est revenu.

Je pensais qu'avec l'été, ça passerait, mais c'est jamais vraiment parti. Ça fait donc presque un an que c'est là, comme des crampes qui, entre deux, te font croire que c'est fini, mais qui s'empirent de fois en fois.

J'ai envie d'ailleurs.

J'ai envie de ville, de béton, de me fondre dans un quotidien qui ne demande qu'à être apprivoisé. J'ai envie d'inconnus, d'espoir, de nouveauté. J'ai envie d'ajouter une morceau à ma vie, de diversifier mon stock de paysages, de me mettre en danger, une fois de plus.